La richesse de la diversité 


Bruxelles a depuis longtemps cessé d'être une ville uniquement néerlandophone et francophone, elle est désormais une société interculturelle et diverse unique en son genre. Bruxelles offre un mélange de visages, de conceptions, de cultures, de langues et d’idées et nous croyons en la richesse de cette diversité. Choisir délibérément une approche positive et interculturelle ne signifie pas que nous sommes aveugles aux défis que pose la cohabitation de nombreux groupes de population différents. Dans le respect mutuel de l'individualité et de la liberté des uns et des autres, nous voulons investir pour plus de vivre-ensemble et de solidarité, au-delà des aspects culturels, générationnels et de genre. 


Nous vivons dans les mêmes quartiers, nos enfants partagent les mêmes bancs d’école, nous travaillons ensemble et nous nous croisons dans les transports publics mais nous avons aussi besoin de véritables espaces de rencontre dans la ville. C’est pourquoi les fêtes de voisins, les actions syndicales, les achats groupés, les matches de foot ou les activités artistiques et culturelles sont si importants pour le vivre-ensemble. Dans le respect de la spécificité de chacun, nous voulons renforcer cette citoyenneté partagée, laquelle améliore aussi la compréhension mutuelle et la solidarité. 


Tant que chacun adhère aux principes de notre État de droit neutre, chacun doit pouvoir être lui/elle-même. Nous ne pouvons tolérer l'intolérance.

Intégration des primo-arrivants

  • Bruxelles accueille un tiers des immigrés venus s'installer en Belgique. Pour faire de sa diversité une véritable valeur ajoutée, Bruxelles a besoin de mieux comprendre la manière dont ces personnes s'intègrent dans la vie et le tissu urbains. Une bonne maîtrise du néerlandais ou du français est cruciale pour l'émancipation des allophones, ce qui ne signifie évidemment pas qu’ils ne peuvent plus apprendre ou utiliser leur langue maternelle. Le multilinguisme est un atout et non un obstacle dans notre société.

  • La nouvelle ordonnance sur le parcours d’intégration entrera en vigueur en 2020 : le parcours deviendra alors pour la première fois obligatoire pour les primo-arrivant en-dessous de 65 ans qui n’ont pas encore passé 3 ans en Belgique. Celui-ci consiste à suivre un cours d’orientation sociale ainsi qu’un cours de néerlandais. En vue de tenir cette obligation, nous voulons renforcer la COCOM dans son rôle de contrôle à l’égard de la législation et de coach vis-à-vis des communes. La COCOM doit lancer un projet-pilote créant sa propre offre d’intégration bilingue.

 

  • Les primo-arrivants devront suivre un cours de néerlandais et/ou de français sur mesure. Il devrait être possible de combiner assez tôt les cours de langue et d'autres formations, ou avec un travail ou du bénévolat. Ces trajectoires flexibles permettront également aux allophones apprenant moins vite de progresser à leur propre rythme en néerlandais ou en français. Les participants doivent avoir la possibilité d’inscrire gratuitement leurs enfants à une crèche ou garderie pendant les heures de cours et périodes d’examen.

  • Les ressources actuellement consacrées à l'intégration par les collectivités locales devront être gérées par le niveau régional.

Diversité : contre les discriminations, pour davantage d’égalité

Nous voulons lancer une lutte sans merci contre le racisme, l'antisémitisme et l'islamophobie, ainsi que contre les inégalités hommes-femmes, l'homophobie et d'autres formes d'exclusion. La liberté de conscience est la règle dans notre pays, mais les actions concrètes ne peuvent pas mener à l’exclusion ou à l’insulte ni inciter à la haine ou à la violence. La discrimination est inacceptable à Bruxelles, comme dans le reste du monde. 

 

  • En ce qui concerne les libertés religieuses et culturelles, nous optons pour un pluralisme actif. Le gouvernement garantit activement les libertés religieuses et culturelles, car chacun(e) est libre de pratiquer sa religion. La neutralité de l’État vis-à-vis des cultes est garantie car il autorise toutes les religions et croyances à être actives dans l'espace public, évitant ainsi qu’une religion ou conviction devienne dominante. Nous voulons autoriser le port de signes religieux ou idéologiques dans la vie publique et les services publics. La liberté de religion n’est cependant pas absolue et reste soumise aux principes de notre État de droit, neutre et activement pluraliste : prestation de service correcte par les autorités, égalité de traitement des hommes et des femmes, respect mutuel entre croyants d’une même foi, d’une autre foi et non-croyants. 

 

  • Il faut un point de contact en matière de discrimination au niveau de Bruxelles et pour toutes les autorités bruxelloises. Ce point de contact devra être suffisamment connu de tous grâce à une communication cross-média. Son portail devra être très accessible. Il faudra en outre un guichet physique et un site Internet centralisé. Les Bruxellois pourront s'y rendre avec toutes les questions et plaintes concernant la discrimination dans toutes les situations : au travail, sur le marché du logement, dans la vie nocturne, dans la rue... Ce point de contact assurera un retour d'information rapide aux citoyens et aux autorités et des services compétents.

  • Dans certains cas, la discrimination est toutefois difficile à prouver. Les autorités bruxelloises doivent utiliser des moyens de contrôles et des tests pratiques pour l’identifier et la recenser activement. La discrimination constatée doit être sanctionnée de manière adéquate, en accordant une attention particulière à la réhabilitation (médiation) de la victime et aux pistes d'amélioration pour l'avenir.

 

  • Les pouvoirs publics doivent montrer le bon exemple : les plans de diversité et les objectifs contraignants permettent d’obtenir une composition du personnel qui reflète fidèlement la diversité dans les différentes fonctions du secteur public. Les statistiques de la Région devront toujours inclure des paramètres tels que le sexe, l'appartenance ethnique ou l'âge, et ceux-ci vaudront également pour les secteurs qui sont largement subventionnés par les pouvoirs publics. L’évaluation des dirigeants doit aussi tenir compte des résultats obtenus au regard des cibles fixées.

 

  • Les entreprises devront également bénéficier d'un soutien actif sous la forme de formations et de conseils pour élaborer et mettre en œuvre des plans de diversité. Une politique de diversité avec des objectifs contraignants doit également être incluse dans les marchés publics, conventions et accords de gestion. Toute personne reconnue coupable d'infractions à la législation sur la discrimination doit être exclue des procédures de marchés publics et de contrats de gestion. 

  • Il faut parvenir à une représentation équilibrée des hommes et des femmes à tous les niveaux de l'administration bruxelloise, des institutions régionales et des conseils consultatifs. Dans les postes de direction et de conseil d'administration, la règle doit être que les postes ne peuvent jamais être occupés à plus de deux tiers par des personnes du même sexe.

  • Les organes consultatifs et de gestion des nombreuses institutions culturelles doivent présenter une composition plus multiculturelle, diversifiée et représentative, à l’image de la population. Nous voulons encourager les centres culturels et communautaires à s’adresser davantage groupes minoritaires différents. La priorité devra aller à la participation à la programmation ainsi qu'au niveau politique et de la diversité sur scène et dans les salles. L'énorme diversité de Bruxelles devrait également et surtout se refléter dans le secteur culturel, tant en termes de personnel, de gouvernance, d'offre que dans le public. 

  • Les LGBT+ devraient se sentir partout chez eux à Bruxelles (LGBT+ = lesbiennes, gays, bisexuel(le)s, transgenres et autres). Les organisations bruxelloises qui luttent pour l’égalité des droits et contre les discriminations à l’endroit des LGBT, ainsi que les organisations LGBT de personnes issues de l’immigration méritent tout notre soutien. La scène LGBT+ bruxelloises est surtout orientée vers les hommes homosexuels, ils bénéficient de plusieurs bars, possibilités de sorties et organisations défendant leurs intérêts. Nous souhaitons améliorer la position des lesbiennes et soutenir les initiatives à leur destination.

  • Nous voulons soutenir spécifiquement les associations ethnoculturelles, parmi lesquelles d’abord celles organisées par/pour les primo-arrivants et pouvant jouer un rôle important d’intermédiaires ou pour jeter des ponts. Ce soutien portera aussi sur la promotion de la coopération avec d’autres associations socioculturelles et sociales. Les fonctionnaires devraient suivre des cours sur la diversité pour connaître  la richesse de Bruxelles et s’y habituer. 

  • La lutte contre toutes les formes de discrimination commence dès l'école : le programme devrait couvrir toutes les formes de discrimination, contre l'homophobie et le sexisme, sans oublier le racisme, l'antisémitisme et l'islamophobie. Le port de signes religieux doit être permis dans les services publics bruxellois.

©one.brussels

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